DE CAPES ET D'EPEE

Préparation au CAPES interne de documentation

09 juillet 2009

Chrome OS projet de Google

chrome_osD'ici fin 2010, Google pourrait lancer un nouveau système d'exploitation (SE): Chrome OS (OS= operating system). D'après l'article d'Affordance.info, ce nouveau SE serait un "navigateur interface de nos disques durs en lignes", outil déjà utilisé (ex: flickr). D'après Affordance et 20 minutes, ce SE fonctionnerait en Open Source sous noyeau Linux (très rapide à la connection Internet), autour du du navigateur Chrome qui, lui, existe déjà. De nombreux partenaire se sont d'ores et déjà associés au projet (voir l'article de ZDNet News).

Voir les articles:
Affordance.info
20minutes.fr
ZDNet News
FredCavazza.net



03 mars 2009

Encyclopédies collaboratives

Educnet propose des liens vers des articles sur ces encyclopédies, à leur charge ou à leur décharge, en citant notant les célèbres Wikipédia, Britannica, Agora ou Wikimini. On aborde là la définition réelle du terme "encyclopédie", qui semble bien bouleversé.

Culture et compétences informationnelles: Mireille Lamouroux

A l'occasion de la réunion des interlocuteurs académiques le 26 et 27 janvier, Mireille Lamouroux est intervenue sur la culture et les compétences informationnelles. Le résumé de cette intervention, et un lien vers l'allocation complète sont disponibles sur Educnet.

24 octobre 2008

Logiciels libres et éducation

copyleftDans N'AUTRE école n°20 (automne 2008), Raphaël Neuville, professeur documentaliste, parle des logiciels libres. Il en établit un historique à travers les grands noms du libre et leurs produits (Linux, Open Office...), explique leurs enjeux pour l'éducation et comment commencer à les utiliser.

Pour faire court:
1) Historique et définition des logiciels libres:
- 1983: l'américain Richard Sallman lance le projet GNU, qui va aboutir à la création de Linux. Avec Eben Moglan, il lance le copyleft.
-1989: naissance de General Public Licence, principe du logiciel libre, donnant le droit à chacun "d'utiliser, étudier, améliorer, donner, dupliquer ou vendre le logiciel"
- logiciel libre ne signifie pas logiciel gratuit
- libre = ne pas s'approprier le logiciel pour son seul profit, libre accès au savoir
- 1991: finalisation du projet GNU par Linus Torvalds, qui continue à développer une "structure horizontale, coppérative, flexible" comme Linux
- Eric S. Raymond expose son modèle de production "bazar', qui aboutira à des produits comme Mozilla FirefoxFirefox ou Open Office, de nouveaux modèles économiques production de logiciels
2) Enjeux pour l'éducation:
- prix inférieurs à ceux des "logiciels propriétaires"
- formats de fichiers standards et interropérablesinterropérables
- pluralisme technologique vers l'égalité d'accès aux TIC
- possibilité de réinvestir des savoirs et des savoirs-faire, par l'utilisation de fonctionnalités plutôt des produits
3) Comment commencer à utiliser ces logiciels
- prévoir une transition pour se déshabituer des logiciels classiques
- abandonner son navigateur internet et sa suite bureautique
- de nombreux sites éducatifs libres existent

Photo: "copyleft" par melvind, sur flickr: http://www.flickr.com/photos/melvindesign/163264684/

29 septembre 2008

Paris Berlin n°9 sur Arte "Nouvelles technologies : les mutations dangereuses": petite synthèse

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Jeudi 25 septembre, la neuvième édition de « Paris Berlin » sur Arte, présentée par Isabelle Giordano, était ancrée dans un thème d’actualité : « Nouvelles technologies : les mutations dangereuses ». Les technologies de l’information et de la communication (TIC) bouleversent notre quotidien, mais elles posent aussi de nombreuses questions. "Créent-elles un homme numérique ? Serons-nous, grâce à elles, plus créatifs, plus intelligents, ou créerons-nous de nouvelles solitudes, de nouvelles injustices ? Inventons-nous un nouveau rapport au monde, une nouvelle mémoire ?" Les invités d’Isabelle Giordano tentent de répondre à ces questions. Alain Finkielkraut, philosophe et professeur à Polytechnique, se définit lui-même comme un anticonformiste et aborde les TIC de façon très critique. Michel Puech, également philosophe et professeur à la Sorbonne et à Science Po, s’intéresse à l’homme numérique et le définit comme le nouvel homo sapiens. Gerfried Stocker, directeur artistique d’Ars Electronica en Autriche, assure la promotion d’artistes inspirés par l’ère numérique et explique comment elle ouvre de plus large possibilités culturelles. Enfin, Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans le droit du multimédia et des systèmes d’information, et chroniqueur sur ce sujet sur France culture, avance les enjeux à venir des TIC. Les quatre invités débattent donc de ces questions en se demandant quelle est la place des TIC à l’école, quelle part elles réservent à la créativité et à la culture, si elles nous rendent plus ou moins sociables, si elles enrichissent ou non la langue et comment elles peuvent atteindre les libertés individuelles.

 


Les TIC, et plus précisément Internet, ont-elles leur place à l’école, et si oui, laquelle ? Pour Alain Finkielkraut, la présence d’Internet à l’école est une aberration, un facteur de manque de concentration et de paresse via le « copier/coller ». L’école doit ainsi « sevrer » l’élève de l’information, pour le ramener vers le livre, le texte immobile, celui pour lequel on prend le temps de lire. Pour Michel Puech au contraire, Internet c’est aussi lire plus, avec des textes certes mouvant mais vivants, et par là même œuvrer à la transmission du savoir. Pour lui la guerre entre l’école et Internet n’a pas à être déclenchée, l’un évoluant avec l’autre. Gerfried Stocker explique qu’Internet doit entrer à l’école : « Ce n’est pas parce qu’Internet est barbare qu’il faille en protéger les gens ». Pour lui, Internet offre une possibilité d’améliorer un niveau culturel et rend les élèves producteurs d’information, si les enseignants sont mieux formés. Tout cela permet de sortir du scénario de violence décrit par Alain Finkielkraut. Celui-ci, d’après Jean-Baptiste Soufron, diabolise l’outil. Il souligne que les ordinateurs ne sont pas omniprésents à l’école, et que les élèves l’utilises surtout au CDI, avec un documentaliste qui les observe, les conseille et ne les laisse en aucun cas seuls devant leur écran. Les élèves étant encadrés, l’éducation se fait pas à pas, naturellement. Alain Finkielkraut estime que le CDI, avec justement sa documentation et son information, fait oublier les œuvres, contrairement aux bibliothèques. Finalement l’un prône un arrachement des élèves aux TIC à l’école, où ils doivent en priorité lire des œuvres, les autres une éducation à son utilisation au sein des établissements.

 


Les TIC renforcent-ils notre créativité et notre capacité artistique ? Pour Alain Finkielkraut, l’art est matérialisé alors que l’écran représente le monde dématérialisé, et l’art devrait justement résister à la numérisation généralisée. De plus« les artistes ne sont pas des gens » : tous le monde ne peut pas être artiste, il faut l’humilité de le comprendre. De même Internet appauvrit la langue française puisqu’on « tchate » au détriment des conversations nourries des grands textes littéraires. Au contraire, Michel Puech affirme qu’Internet ne bloque pas la langue. La culture est vivante, sans cesse en mouvement. Gerfried Stocker voit dans Internet une nouvelle forme d’expression culture et artistique, et même une nouvelle forme de « culture pop », où les jeunes utilisent Internet pour exprimer leur opinion. Ainsi, l’homme numérique serait l’être le plus créatif de l’histoire de l’humanité par sa capacité à créer des contenus. Mais ces contenus, ajoute Gerfried Stocker, manque encore de qualité parce que justement les artistes sont encore trop repliés sur eux-mêmes et n’investissent pas encore suffisamment la toile. Pour Jean-Baptiste Soufron, les contenus ne relèvent pas tous du « stupide », au contraire, car les internautes lisent et écrivent, les contraintes d’écriture étant amoindries. Gerfried Stocker appuie ce propos, en expliquant que le lecteur devient écrivain. Internet, d’après Jean-Baptiste Soufron, loin d’être la « culture de l’amateurisme », devient celle de collaboration. Michel Puech ajoute qu’Internet montre que le monde n’est pas divisé avec d’un côté les experts et la « haute culture » et de l’autre côté les amateurs et la « haute culture ». L’art, et par extension la culture, sur Internet, se dématérialiseraient, se désacraliseraient, donc, en offrant de nouveaux outils de création et d’expression pour les internautes.

 


 

Internet nous rend-il violent ou au contraire y trouve-t-on un nouvel espace de sociabilité ? Selon Alain Finkielkraut, les téléphones portables sont le reflet de l’individualisme, d’un manque de savoir-vivre. Internet, quant à lui, est un espace de violence dans les débats, avec une écriture immédiate, sans la distanciation dans la réflexion. Il dénonce aussi la « doxa planétaire », l’uniformité idéologique, c’est qui peut apparaître en contradiction avec ces débats violents, comme le souligne Jean-Baptiste Soufron. Michel Puech ajoute que la violence se situe d’abord dans la vie quotidienne, et qu’au-delà de la férocité des propos échangés se trouve un potentiel de communication très riche. Jean-Baptiste Soufron explique justement que sur Internet, on ne parle plus à une seule personne ni à tout le monde, mais à des gens de « notre sphère » (comme sur Facebook par exemple), et que c’était déjà le cas avec des revues spécialisées. Tous les intervenants sont d’accord : la violence existe sur la toile, mais Gerfried Stocker insiste que c’est la culture, via l’Internet, qui peut nous faire sortir de cette violence. Internet crée donc des réseaux sociaux de communication, mais sans une culture de l’information se développent ces dévires.


 

Internet menace-il nos libertés ? Selon Alain Finkielkraut, trop d’informations nous concernant circulent malgré nous, en donnant l’exemple de Wikipédia, ce à quoi Jean-Baptiste Soufron répond que ces informations, dans ce cas précis, sont modifiables si elles ne conviennent pas. A la question d’Isabelle Giordano sur l’idée de complot façon Big Brother, Alain Finkielkraut répond que l’idée de « pouvoir mauvais et de société bonne » est absurde. Nous ne vivons pas dans la menace d’une « société surveillée » mais dans celle d’une « société surveillante », dans le sens où c’est bien la société qui divulgue ce qu’elle a cru voir ou entendre. Pour Michel Puech, il faut certe rester méfiant, mais surtout acquérir une maîtrise et une réflexion dans la puissance des TIC. Jean-Baptiste Soufron souligne la présence de plus en plus systématique de contrôles, sur de plus en plus de sites, la possibilité de mettre une information en ligne est d’avantage réglementée. Il ajoute que ce contrôle ne doit pas être aussi sévère que celui des contenus que mettent en ligne les grandes entreprises, beaucoup plus puissantes que l’internaute lambda. Malgré l’impression de surveillance, d’info-pollution, de liberté exacerbée, le web semble donc plus réglementé.

 


Pour conclure, les débats échangés lors de l’émission ont défini les TIC, et surtout Internet, comme un espace « à double tranchant ». Sur la toile, on peut à la fois apprendre, lire plus, écrire et créer d’avantage, mais aussi communiquer des connaissances, dialoguer, enrichir notre culture. Celle-ci se trouve plus accessible, désacralisée, et cet aspect peu effrayer les intellectuels plus « classiques ». Les dérives d’utilisation, parfois violentes, font apparaître un besoin d’éducation citoyenne pour maîtriser ces outils.


Images (de gauche à droite): Isabelle Giordano (www.toutelatele.com), Alain Finkielkraut (www.consistoirenice.org), Jean-Baptiste Soufron (à droite sur la photo, www.flickr.com), Michel Puech (www.jugendliteratur.org) et (www.dom.ufg.ac.at). Pour des questions de droits, toutes les photos ont été trouvées sur le moteur ccSearch (http://search.creativecommons.org/)

11 septembre 2008

Les métadonnées, par Nicolas Dompnier

En pleine lecture de Le guide de l'enseignant documentaliste: de la politique documentaire aux environnements numérique, de Nicolas Dompnier (références plus bas), sont apparues des définitions intéressantes, notamment sur les métadonnées:
Données sur les données (en traduisant), on les rencontre en langage HTML (dans ce cas les métadonnées sont ajoutées au code des pages web, grâce notamment au Dublin Core Metadata), en langage XML (quand elles sont échangées, comme pour les Mémonotices par exemple) ou en langage RDF (Ressource Development Framework, base du web sémantique). Les Learning Object Metadata (LOM) sont des métadonnées (en cours de développement) "décrivant des objets d'enseignement et d'apprentissage".

Beaucoup de définitions et de mises au point donc, dans ce livre, plutôt orientée politique documentaire qu'enseignement info-documentaire, mais qui aborde des aspects techniques que nous devons connaître en tant que prof doc...

DOMPNIER, Nicolas, Le guide de l'enseignant documentaliste: de la politique documentaire aux environnements numérique, "Coll.Ressources Formation", SCEREN CRDP de Franche-Comté, Hachette Education, 2006, 159 p.

08 septembre 2008

La publication scolaire dans les dossiers de l'ingénierie éducative

Je résume et référence cet article comme si je devais le faire pour l'épreuve écrite:

Auteur(s): CHENEVEZ, Odile
Titre: Publier, quelle drôle d'idée
Titre du périodique: Les dossiers de l'ingénierie éducative
N° de périodique: 62
Date de publication: juin 2008
Collation: p.4-7

Résumé indicatif (thèse principale du document):
Introduction à différents exemples de publications d'élèves. Pédagogie de projet initiée par Freinet, la publication scolaire, à travers les technologies de l'information et de la communication, devient plus naturelle mais génère aussi des automatismes contre lesquels une véritable éducation citoyenne est à prévoir. (45 mots)

Mots-clés: voir les tags plus bas

Puis pour une éventuelle note de synthèse, je reprend les idées principales du texte:

1) Publier n'est pas une priorité des programmes d'enseignement, en raison entre autres de la sécurité de l'élève

2) Freinet a pourtant initié la publication scolaire. On la retrouve aujourd'hui dans des dispositifs innovants (TPE, IDD...), et à travers les TIC, le B2i et le socle commun. C'est un nouveau "moyen d'apprendre" , naturel pour les élèves car il les motive et valorise leur travail (blogs)

3) Publier un travail scolaire, c'est un arrêt réglementé de sa confidentialité.

4) La publication sur Internet est aujourd'hui "massive" mais pas forcément raisonnée, d'où une nécessaire éducation à son utilisation.

5) Constats de publication de travaux d'élèves: pour eux l'important est que le document soit en ligne en toute légalité. Leur âge n'est pas forcément pris en compte par le lecteur, pour qui l'élève n'a pas acquis la "popularité" suffisante (et non pas l'autorité)

6) Conditins de publication en milieu scolaire: pédagogie de projet, entre sécurité et liberté, en tenant compte du destinataire de la publication.

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