DE CAPES ET D'EPEE

Préparation au CAPES interne de documentation

03 mars 2009

Culture et compétences informationnelles: Mireille Lamouroux

A l'occasion de la réunion des interlocuteurs académiques le 26 et 27 janvier, Mireille Lamouroux est intervenue sur la culture et les compétences informationnelles. Le résumé de cette intervention, et un lien vers l'allocation complète sont disponibles sur Educnet.



01 novembre 2008

Culture informationnelle et école: rencontres au CRDP du Centre

Le CRDP du Centre (Académie d'Orléans-Tours) a organisé, le 29 mai 2008, une rencontre autour du thème "CULTURE INFORMATIONNELLE : QUELS ENJEUX POUR L'ÉCOLE ET LA SOCIÉTÉ ?" devant des professeurs documentalistes. Les différentes intervention sont disponibles sur le site du CRDP.

Alexandre Serres (maître de conférence en SIC, URFIST de Rennes, et ancien professeur documentaliste), lors de sa conférence "L'école au défi de la culture informationnelle", introduit en fait cinq défis auxquels l'école est confrontée pour appréhender cette culture. Le premier défi est celui de l'innovation permanente, qui va toujours plus vite que le temps de l'école et qui oblige à anticiper l'inconnu et à qui on peut opposer le recentrage sur des notions stables. La révolution informationnelle c'est aussi faire face à une pression du résultat, à la crise de l'attention, des médiations et de l'autorité (la transmission des savoirs n'est plus l'apanage de l'école). Les TIC deviennent à la fois problème et solution, un "pharmakon". Le savoir numérique, bien qu' "l'info-pollueur" induit de nouvelles potentialités comme la démocratisation du savoir et le travail collaboratif. Ensuite, la nouvelle économie de l'information va de paire avec la pression du marketing publicitaire, c'est-à-dire la commercialisation de mots-clés et le marketing personnalisé. Les "digital natives" imposent aussi un autre défi: l'usage ludique, personnalisé, dynamique, multi-tâches, communautaire, que les adolescents font des TIC sont parfois synonyme de mésusage informationnels (comme le plagiat), d'inversion des rapport parents/enfants et de consumérisme scolaire et cognitif. Mais on voir naître aussi de nouvelles compétences cognitives, comme le multi-tâches, le travail en réseau et en équipe. Enfin, la révolution numérique est aussi un défi lancé au système éducatif. La naïveté, la séduction face à une technologie mal maîtrisée par les enseignants peut être réduite par l'éducation à l'information via "les 3 R": "réaliser (développer les apprentissages documentaires et informatiques. Maîtriser la technique des outis), "réfléchir" (faire passer des notions informatiques ett documentaires, didactiser, définir un corpus à enseigner) , résister" (à la façon de Google, au marché de l'information), où les professeurs documentalistes ont un rôle important à jouer et où apparaît la nécessité de formation aux notions et aux enjeux des TIC.  La didactique de l'information a à ce titre des enjeux éducatifs (comprendre et conceptualiser les phénomènes informationnels), scientifiques (concepts, domaine d'enseignement, validation), de professionnalisation des professeurs documentalistes qui voient leur rôle pédagogique s'intensifier, didactiques (concepts, curriculum) et pédagogiques (contenus à enseigner, pédagogie documentaire réelle).

Première table ronde: "Des usages et des pratiques dans et hors l'école", modérée par Patrick Morisi, directeur du CDDP de l'Essonne.
Françoise Chapron, maître de conférence à l'IUFM de Rouen, rappelle que, hors école, les pratique informationnelles des jeunes sont surtout de nature informelle, basés surtout sur la communication (chat...). Mais qu'en est-il à l'école? Pour Danielle Rembault, IA-IPR vie scolaire, l'institution doit s'enrichir de la recherche universitaire. En ce qui concerne la double appellation "enseignants documentalistes", l'institution n'a pas, selon elle, de discours suffisamment clair. On ne sait toujours pas si la documentation est une discipline ou une didactique, pour l'instant out est flou. Pourtant le professeur documentaliste apparâit clairement dans le pilier 4 du socle commun (maîtrise des TIC) et dans le B2i. Ils doivent en profiter pour s'emparer de la pédagogie et réfléchir sur un curriculum, et faire passer la primauté de la technique à une véritable démarche intellectuelle. Par contre, ce qui fait pour elle consensus, c'est que l'info-documentation n'est plus l'affaire d'une seule personne, d'un seul espace; le professeur documentaliste n'est pas l'unique porteur de cette formation à l'information, toutes les disciplines sont concernées. Pour Alexandre Serres,le B2i met d'abord au premier plan des processus techniques, une validation sans de vraies formations en amont qui devraient prendre en comte "les 3 R". Françoise Chapron est elle aussi septique quant au B2i, car, certe, il offre des opportunités mais surtout présente de nombreuses limites: la formation et la validation dans les établissements sont souvent informelles et insuffisantes, et les acteurs "de terrains" doivent y adapter les instruction intellectuellement. Pour "résister" à Google, Françoise recommande la lectures des travaux de Frédéric Rabat sur Formdoc ("Une année avec Google").

Deuxième table ronde. "Maîtriser l'information: quelles démarches pour quelles compétences?".
La maîtrise de l'information, ou "information litteracy"(IL), désigne, dans les pays anglo-saxons, la maîtrise des techniques de recherche et d'exploitation de l'information. En France, il revêt un aspect plus procédural, plus béhavioriste, où les savoirs sont peu identifiés, hormis les travaux de la FADBEN. Dans l' IL, la transversalité fonctionne mal dans les établissements, les élèves oublient vite. Il ne suffit pas d'inscrire des compétences d'IL dans les disciplines d'enseignement, mais elles pourraient figurer dans la spécificité de l'enseignement dispenser par les professeurs documentalistes. Jean-Pierre Astolfi (professeur d'université, sciences de l'éducation, Rouen)explique que la didactisation permettrait d'identifier des savoirs spécifiques au domaine et une discipline associée. Par l'analyse des pratiques informationnelles des élèves, la didactisation repèrerait leurs obstacles et les logiques de représentation. Puis, Dominique Aumasson et Patrick Dussauge, inspecteurs dans l'enseignement agricole, expliquent comment ils épaulent les professeurs documentalistes et quelles sont leurs spécificité en IL. D. Aumasson indique que la frustration des professeurs documentalistes de l'Education Nationale de ne pas pouvoir dispenser cet enseignement correctement a été évité dans l'enseignement agricol justement grâce à cet apect procédural de l'IL, par le fait que l'enseignement est à visée professionnel et se lit dans les référentiels métiers. Un temps a été identifié pour les profs docs pour ces apprentissages et par ces référentiels, avec des objectifs clairement énoncés. Tous les élèves en bénéficient donc. (CCF, épreuve terminale, évaluation où les profs docs on leur place...). Dans ces référentiels, l'IL est clairement identifiée dans l'éducation socio-culturelle, non pas discipline mais composante, comme l'ajoute P. Dussauge. Les profs docs sont des professeurs à part mais des professeurs à part entière, dit D. Aumasson. Comme l'exigent les référentiels métiers, ils travaillent en équipe et dans la culture de la pluridisciplinarité de l'énseignement agricole, ce qui n'empêche pas le questionnement didactique. Pour J-P Astolfi, les problèmes didactiques rencontrés par la discipline info-documentation ressemblent à ceux des autres disciplines. Le travail d'élaboration didactique passe par le "cadrage instruit" (Bernard Ray) où l'élève voit plus l'exemple que le théorème, et par "l'intention de mobilisation" (Vincent Carète), or beaucoup de professeurs que les exemples suffisent à explqiuer les concepts. Le prof doc n'a pas le monopole du travail sur l'information mais il est celui qui va nommer les choses, de façon collective et interdisciplinaire mais aussi pour instaurer des "moments décrochés", à part, pour prendre le temps de regarder et de nommer les choses d'une autre manière. En ce sens, la documentation légitime une nouvelle pratique, inhabituelle dans les autres discipline, avec un modèle constructiviste. Comment mettre tout cela en pratique? Pour Françoise Chapron, la didactique ne doit pas venir que des chercheurs mais aussi des acteurs de terrain, des formateurs et de l'institution. Pour l'instant, les notions et les concepts info-documentaires ne sont pas présents dans les formations instrumentales ponctuelles. Pourtant, l'entrée par ces concepts  (voir les travaux de Pascal Duplessis sur les cartes conceptuelles) serait une accélération de la professionnalisation des profs docs, qui sont bien des professeurs à part entière et qui peuvent exiger la même rigueur que dans les autres disciplines. Un curriculum pourrait, plus que disposer d'un programme d'enseignement, apporter une vraie formation aux élèves. Pour cela, il est important de mutualiser les travaux entre profs docs et de se former. Il faut exploiter aussi les situations problèmes et en construire de nouvelle (voir le site de Meirieu à ce sujet). Comme l'explique D. Aumasson, les situations problèmes sont souvent exploitées dans l'enseignement professionnel et/ou agricole. Le transfert professionnel s'effectue au quotidien, par le méthodologie de projet, dans la logique de construction des apprentissages. Enfin, J-P Astolfi répond à la question: comment mobiliser l'attention des élèves? L'attention est un espace de traitement mental de l'information, selon sept unités sémantiques retenables qui seront différentes selon si on est expert ou novice. Dans ce sens, la construction des concepts réduit la charge mentale, donc augmente les capacité de mobilisation d'attention.

02 octobre 2008

Le SNES et l'information-documentation

392754759_451f27091d_mEric Delamotte, professeur en sicences de l'information et de la communication, membre de l'Erté (Équipe de Recherche Technologique en éducation) et co-organisateur du colloque international "Culture de l'information", publie un article dans US magazine n°671 du 18 septembre 2008.(magazine du SNES). Il explique pourquoi la formation documentaire devient de plus en plus importante, pourquoi il faut une culture informationnelle en plus d'une culture commune interdisciplinaire et quels enjeux citoyens elle représente.

Photo: "Rivesaltes - Centre de Documentation et d'Information" par eplea66 sur Flickr: http://www.flickr.com/photos/eplea66/392754759/

29 septembre 2008

L'image documentaire dans Inter CDI: suite et fin

Après mes notes de lecture (Images_documentaires) issues de la synthèse de Claude Viry "Images documentaires, images « docu-menteuses »" dans Inter CDI n°214 (juillet-août 2008), voici deux résumés:

Résumés indicatifs (50 mots + ou - 10%):
Synthèse d'un professeur documentaliste de textes sur l'image documentaire. Il définit ce qu'est l'image et sa perception, explique pourquoi la limite entre fiction et documentaire peut être floue et instable, et intervient sur ce que peut être l'éducation à l'image et la culture de l'information. (52 mots)

Résumé informatif (100 mots + ou - 10%):
L'image est une représentation du monde par les hommes, qui la rejettent complètement ou la consomment massivement et qui peuvent se méfier d'elle. Riches et variées, les images documentaires ne se distinguent pas toujours facilement des images de fiction. Une image peut mêler réel et imaginaire de façon plus ou plus subjective. Un subtil mélange entre subjectivité ou objectivité, entre fiction et réel, s'opère souvent. Face au constat de l'addiction à l'image, une éducation à celle-ci devient nécessaire, où le professeur documentaliste tient un rôle prépondérant, et où il pourra dispenser une culture de l'information. (101 mots)

Paris Berlin n°9 sur Arte "Nouvelles technologies : les mutations dangereuses": petite synthèse

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Jeudi 25 septembre, la neuvième édition de « Paris Berlin » sur Arte, présentée par Isabelle Giordano, était ancrée dans un thème d’actualité : « Nouvelles technologies : les mutations dangereuses ». Les technologies de l’information et de la communication (TIC) bouleversent notre quotidien, mais elles posent aussi de nombreuses questions. "Créent-elles un homme numérique ? Serons-nous, grâce à elles, plus créatifs, plus intelligents, ou créerons-nous de nouvelles solitudes, de nouvelles injustices ? Inventons-nous un nouveau rapport au monde, une nouvelle mémoire ?" Les invités d’Isabelle Giordano tentent de répondre à ces questions. Alain Finkielkraut, philosophe et professeur à Polytechnique, se définit lui-même comme un anticonformiste et aborde les TIC de façon très critique. Michel Puech, également philosophe et professeur à la Sorbonne et à Science Po, s’intéresse à l’homme numérique et le définit comme le nouvel homo sapiens. Gerfried Stocker, directeur artistique d’Ars Electronica en Autriche, assure la promotion d’artistes inspirés par l’ère numérique et explique comment elle ouvre de plus large possibilités culturelles. Enfin, Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans le droit du multimédia et des systèmes d’information, et chroniqueur sur ce sujet sur France culture, avance les enjeux à venir des TIC. Les quatre invités débattent donc de ces questions en se demandant quelle est la place des TIC à l’école, quelle part elles réservent à la créativité et à la culture, si elles nous rendent plus ou moins sociables, si elles enrichissent ou non la langue et comment elles peuvent atteindre les libertés individuelles.

 


Les TIC, et plus précisément Internet, ont-elles leur place à l’école, et si oui, laquelle ? Pour Alain Finkielkraut, la présence d’Internet à l’école est une aberration, un facteur de manque de concentration et de paresse via le « copier/coller ». L’école doit ainsi « sevrer » l’élève de l’information, pour le ramener vers le livre, le texte immobile, celui pour lequel on prend le temps de lire. Pour Michel Puech au contraire, Internet c’est aussi lire plus, avec des textes certes mouvant mais vivants, et par là même œuvrer à la transmission du savoir. Pour lui la guerre entre l’école et Internet n’a pas à être déclenchée, l’un évoluant avec l’autre. Gerfried Stocker explique qu’Internet doit entrer à l’école : « Ce n’est pas parce qu’Internet est barbare qu’il faille en protéger les gens ». Pour lui, Internet offre une possibilité d’améliorer un niveau culturel et rend les élèves producteurs d’information, si les enseignants sont mieux formés. Tout cela permet de sortir du scénario de violence décrit par Alain Finkielkraut. Celui-ci, d’après Jean-Baptiste Soufron, diabolise l’outil. Il souligne que les ordinateurs ne sont pas omniprésents à l’école, et que les élèves l’utilises surtout au CDI, avec un documentaliste qui les observe, les conseille et ne les laisse en aucun cas seuls devant leur écran. Les élèves étant encadrés, l’éducation se fait pas à pas, naturellement. Alain Finkielkraut estime que le CDI, avec justement sa documentation et son information, fait oublier les œuvres, contrairement aux bibliothèques. Finalement l’un prône un arrachement des élèves aux TIC à l’école, où ils doivent en priorité lire des œuvres, les autres une éducation à son utilisation au sein des établissements.

 


Les TIC renforcent-ils notre créativité et notre capacité artistique ? Pour Alain Finkielkraut, l’art est matérialisé alors que l’écran représente le monde dématérialisé, et l’art devrait justement résister à la numérisation généralisée. De plus« les artistes ne sont pas des gens » : tous le monde ne peut pas être artiste, il faut l’humilité de le comprendre. De même Internet appauvrit la langue française puisqu’on « tchate » au détriment des conversations nourries des grands textes littéraires. Au contraire, Michel Puech affirme qu’Internet ne bloque pas la langue. La culture est vivante, sans cesse en mouvement. Gerfried Stocker voit dans Internet une nouvelle forme d’expression culture et artistique, et même une nouvelle forme de « culture pop », où les jeunes utilisent Internet pour exprimer leur opinion. Ainsi, l’homme numérique serait l’être le plus créatif de l’histoire de l’humanité par sa capacité à créer des contenus. Mais ces contenus, ajoute Gerfried Stocker, manque encore de qualité parce que justement les artistes sont encore trop repliés sur eux-mêmes et n’investissent pas encore suffisamment la toile. Pour Jean-Baptiste Soufron, les contenus ne relèvent pas tous du « stupide », au contraire, car les internautes lisent et écrivent, les contraintes d’écriture étant amoindries. Gerfried Stocker appuie ce propos, en expliquant que le lecteur devient écrivain. Internet, d’après Jean-Baptiste Soufron, loin d’être la « culture de l’amateurisme », devient celle de collaboration. Michel Puech ajoute qu’Internet montre que le monde n’est pas divisé avec d’un côté les experts et la « haute culture » et de l’autre côté les amateurs et la « haute culture ». L’art, et par extension la culture, sur Internet, se dématérialiseraient, se désacraliseraient, donc, en offrant de nouveaux outils de création et d’expression pour les internautes.

 


 

Internet nous rend-il violent ou au contraire y trouve-t-on un nouvel espace de sociabilité ? Selon Alain Finkielkraut, les téléphones portables sont le reflet de l’individualisme, d’un manque de savoir-vivre. Internet, quant à lui, est un espace de violence dans les débats, avec une écriture immédiate, sans la distanciation dans la réflexion. Il dénonce aussi la « doxa planétaire », l’uniformité idéologique, c’est qui peut apparaître en contradiction avec ces débats violents, comme le souligne Jean-Baptiste Soufron. Michel Puech ajoute que la violence se situe d’abord dans la vie quotidienne, et qu’au-delà de la férocité des propos échangés se trouve un potentiel de communication très riche. Jean-Baptiste Soufron explique justement que sur Internet, on ne parle plus à une seule personne ni à tout le monde, mais à des gens de « notre sphère » (comme sur Facebook par exemple), et que c’était déjà le cas avec des revues spécialisées. Tous les intervenants sont d’accord : la violence existe sur la toile, mais Gerfried Stocker insiste que c’est la culture, via l’Internet, qui peut nous faire sortir de cette violence. Internet crée donc des réseaux sociaux de communication, mais sans une culture de l’information se développent ces dévires.


 

Internet menace-il nos libertés ? Selon Alain Finkielkraut, trop d’informations nous concernant circulent malgré nous, en donnant l’exemple de Wikipédia, ce à quoi Jean-Baptiste Soufron répond que ces informations, dans ce cas précis, sont modifiables si elles ne conviennent pas. A la question d’Isabelle Giordano sur l’idée de complot façon Big Brother, Alain Finkielkraut répond que l’idée de « pouvoir mauvais et de société bonne » est absurde. Nous ne vivons pas dans la menace d’une « société surveillée » mais dans celle d’une « société surveillante », dans le sens où c’est bien la société qui divulgue ce qu’elle a cru voir ou entendre. Pour Michel Puech, il faut certe rester méfiant, mais surtout acquérir une maîtrise et une réflexion dans la puissance des TIC. Jean-Baptiste Soufron souligne la présence de plus en plus systématique de contrôles, sur de plus en plus de sites, la possibilité de mettre une information en ligne est d’avantage réglementée. Il ajoute que ce contrôle ne doit pas être aussi sévère que celui des contenus que mettent en ligne les grandes entreprises, beaucoup plus puissantes que l’internaute lambda. Malgré l’impression de surveillance, d’info-pollution, de liberté exacerbée, le web semble donc plus réglementé.

 


Pour conclure, les débats échangés lors de l’émission ont défini les TIC, et surtout Internet, comme un espace « à double tranchant ». Sur la toile, on peut à la fois apprendre, lire plus, écrire et créer d’avantage, mais aussi communiquer des connaissances, dialoguer, enrichir notre culture. Celle-ci se trouve plus accessible, désacralisée, et cet aspect peu effrayer les intellectuels plus « classiques ». Les dérives d’utilisation, parfois violentes, font apparaître un besoin d’éducation citoyenne pour maîtriser ces outils.


Images (de gauche à droite): Isabelle Giordano (www.toutelatele.com), Alain Finkielkraut (www.consistoirenice.org), Jean-Baptiste Soufron (à droite sur la photo, www.flickr.com), Michel Puech (www.jugendliteratur.org) et (www.dom.ufg.ac.at). Pour des questions de droits, toutes les photos ont été trouvées sur le moteur ccSearch (http://search.creativecommons.org/)

25 septembre 2008

L'image documentaire dans Inter CDI

1035657491_38d18db783_mLe n° d'InterCDI de juillet août 2008 est très riche dans le sens où plusieurs textes sont réunis autour d'un seul thème.
Voici, pour le 1er texte, le référencement bibliographique, l'analyse documentaire, un résumé indicatif et un résumé informatif:

Référencement bibliograhique et indexation:
Auteur: VENDE, Mathilde
Titre: L'image documentaire en question
Titre du périodique: Inter CDI
n° du périodique: 214
Date de parution: juillet-août 2008
Collation: p. 7-10
Mots-clés: éducation à l'image / image documentaire / manuel scolaire

Mes notes de lecture sont ici: image_doc_mathilde_vende_inter_cdi

Résumé indicatif (en 50 mots + ou - 10%)
Réflexion d'une professeure documentaliste sur la présence relative de sens critique des élèves face à l'image et de l'éducation à apporter en conséquence. Elle explique comment les professeurs, les élèves et les éditeurs appréhendent l'image, et en quoi cette question devient une préoccupation importante pour les professeurs documentalistes. (52 mots)

Résumé informatif (100 mots + ou - 10%)
Quel sens critique des élèves face à la société de l'image? Leurs professeurs utilisent l'image pour leurs cours, mais n'en maîtrise que peu l'analyse. "Accroche" pour les élèves, l'image doit faire l'objet d'une véritable éducation pour une analyse approfondie. Mais pour certains professeurs le résultat d'une recherche d'image compte d'avantage que la démarche elle-même. Les élèves interprètent parfois mal la consigne donnée, occasionnant un décalage entre la pertinence de l'image et le sujet. Ainsi se définit un travail spécifique de recherche documentaire. Les éditeurs de manuels scolaires accordent une trop grande place à l'image symbolique sans référence. (109 mots)

Image: "arrivee a hanoi : affiche de propagande avec ho chi min", prise en 2007 par dsonigo. http://www.flickr.com/photos/10186077@N02/1035657491/

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